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Culture, histoire et paix : dialogue avec Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO

jeudi 30 janvier 2014, par MPCT

Interpellée par l’annulation de l’exposition " Le peuple, le Livre, la Terre : 3500 ans de relations entre le Peuple Juif et la Terre d’Israël" co-organisée par l’UNESCO et le Centre Simon Wiesenthal, qui devait se tenir du 20 au 30 janvier au siège parisien de l’UNESCO, Lise Haddad, philosophe et Présidente du MPCT, s’était adressée le 21 janvier à Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO pour lui dire :

" Effacer le passé ne peut pas apaiser l’avenir ... La peur ne peut pas constituer le motif d’une décision d’ annulation parce que cela signifie que quelque chose nous intimiderait suffisamment pour arrêter la vocation de cette belle institution qu’est l’UNESCO qui croit à la vertu de l’enseignement pour assurer le progrès de la conscience morale et l’avènement de la paix universelle. J’espère que vous changerez d’avis et que vous retrouverez, au nom de cette institution, le courage qui doit porter tout enseignant : celui de transmettre et d’éduquer, d’émanciper les jeunes des peurs et du ressentiment".

Irina Bokova lui a répondu pour affirmer que l’exposition "n’a pas été annulée, mais reportée".

Elle écrit :

" L’exposition se tiendra durant la deuxième semaine du mois de juin 2014 au siège de l’UNESCO. La finalisation de certains points encore en suspens nous a en effet amenés à ajourner cette importante rencontre - ce qui fut une décision pénible- mais croyez bien qu’il ne s’agit aucunement ni d’une prise de position partisane ni d’un acte de faiblesse où la crainte l’aurait emporté sur notre détermination commune à oeuvrer en faveur d’une éducation à la tolérance et au respect de l’autre."

Il faut prendre acte de l’engagement de la Directrice générale de l’UNESCO à ce que l’exposition se tienne début juin.

Il n’en reste pas moins que ce report est injustifiable.

Irina Bokova ne mentionne pas la véritable raison de sa décision de dernière minute : la lettre que lui avait adressée le 14 janvier le Groupe arabe auprès de l’UNESCO , pour exprimer sa "grande réprobation" et demander l’annulation de l’exposition.

Face à cette censure , le Centre Simon Wiesenthal a été soutenu par des personnalités aussi diverses que l’ancien archevêque de Canterbury et l’écrivain algérien Boualem Sansal.

On se prend à rêver d’un homme de la trempe de ce dernier à la tête de l’UNESCO.

Car, comme l’écrivait aussi Lise Haddad dans sa lettre à Irina Bokova, "Nous portons la responsabilité de la civilisation à venir"

Marlène Jason

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